à partir de 8 ans
Au petit déjeuner, papa nous a dit : " Cette nuit, j’ai vu les extra-terrestres atterrir dans le jardin ".
Maman a lâché sa tasse de café et a tiré une drôle de tête.
Je comprends, moi, j'ai laissé tomber ma biscotte tellement j'étais content.
Des martiens dans le jardin !
Pendant que je sautais de joie dans toute la maison, maman m’a dit de ne pas en parler à l’école.
J’ai pas bien compris pourquoi.
A travers le parcours du petit Colibri dont le père croit avoir reçu la mission de sauver le monde, c'est la question de la normalité qui est posée.

Avec pour tout décor un simple tableau noir, l'histoire de la famille Colibri est racontée par deux comédiens. L'un jouera le fils et l'autre sera le père. Ou la mère. Ou les extra-terrestres, s'il le faut. Pour s'amuser. Pour comprendre. Pour ressentir.

Et le voyage n'est pas de tout repos, mais chacun en sortira grandi.
« Monter un spectacle portant sur les maladies mentales aurait pu être une folie.
Une première, une gageure, une réussite sans conteste.
Le papa de Coquinou a trop d’énergie pour s’arrêter et dormir la nuit. Alors, il flotte au-dessus du sol, vole sur les toits et voit des soucoupes volantes.
Grâce à la mise en scène intelligente de Didier de Neck et à une interprétation subtile de Michel Villée et Stéphane Groyne, ni moquerie, pathos, dérapage, mais émotion et poésie.
Une réflexion juste et sensible sur les troubles du comportement et leurs conséquences.
Rien n’est occulté : ressenti des proches, préjugés des autres, internement, médication. »
Revue « Les parents et l’école »
"La folie en particulier ou tout autre dérèglement du mental ne sont pas aisés à mettre sur les planches. A fortiori lorsqu’il s’agit du théâtre pour jeune public. Le MicMac Théâtre y parvient avec délicatesse et intelligence. La différence d’un être par rapport à la majorité des autres n’est guère facile à accepter, qu’il soit étranger ou proche. En ce dernier cas, la difficulté se vit au quotidien ; elle s’étend au monde extérieur et au regard qu’il porte sur quelqu’un de ‘bizarre’. La notion de normalité, complexe à définir est assez clairement cernée par ce spectacle. Elle en devient compréhensible pour un public ordinaire, même et surtout s’il a à peine 8 ans. La représentation offre de jolis moments d’humour où le rire est franc. Elle offre d’autres séquences où le poétique transfigure la vie banale journalière parce que la fantaisie a droit de participer au fonctionnement familial. Aucune caricature. Uniquement des fragments d’existence ajustés les uns avec les autres jusqu’à tracer l’image d’un mal perturbant, sournois, parfois incurable. La leçon est qu’il convient de s’adapter sans stigmatiser, culpabiliser, moraliser, infantiliser. Et « Les Colibris » incarne ce précepte de vie avec une tendresse militante, avec un humanisme ouvert".
Michel Voiturier
Avec l'aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles - direction Théâtre, des Tournées Arts et Vie et de Théâtre à l'école
Avec le soutien de la Roseraie
Merci à Valérie Groyne et Benoit Joveneau